lundi 8 février 2016

Đesi brate, Šta ima ?

Voilà ce que m'enseignent mes élèves: "Salut frère, quoi de neuf ?" J'ai cru qu'Ethan, 13 ans, allait avoir une crampe aux abdominaux quand j'ai relevé son pari et que j'ai dit cette phrase à une professeur de l'école. Cela dit, il était bien marri quand je lui ai demandé de le dire en français à son tour ! 
C'est rigolo, des adolescents. Il va sans dire que je suis bien plus à l'aise avec les petits de P1 (CP-CE1) ou de P2 (CE2-CM1-CM2) - ce doit être dû à mon expérience bien qu'elle soit assez menue! Je ne sais pas vraiment faire, avec les grands dadets! Mais apparemment le contact passe bien: les autres professeurs de l'école m'ont dit qu'elles avaient eu de bons échos des élèves, et je vois qu'ils viennent à mes cours sans (trop) traîner des pieds (bah oui, ce sont des adolescents quand même!). Mais qu'est-ce que c'est drôle quand je me rends compte que je les fais marrer, mais qu'ils veulent quand même garder leur air blasé! 
Une chouette nouvelle expérience qui m'ouvre d'autres horizons. 'sont pas si pires, finalement ! 

Au programme de la semaine: s'orienter/se déplacer dans la ville. Donner des directions/demander son chemin. J'ai une carte de Paris, des petits personnages de Légo, et c'est parti. La plupart des P3 est sur ce thème, avec des approches différentes en fonction du niveau et des objectifs de chacun (la différenciation les amis!). Les P2 verront plutôt les différents lieux de la ville et les moyens de transports, avec un petit jeu sur ce thème. La semaine dernière je leur ai créé un jeu des 7 familles pour qu'ils puissent mémoriser les membres de la famille : ils sont fans! Bon, il ne faut pas se leurrer, si je sors d'un périmètre de 5 mètres je pense qu'ils switchent en anglais, mais ça m'a fait plaisir de voir qu'ils s'étaient aussi bien approprié ce nouveau matériel!

Je potasse en ce moment un petit projet cuisine pour la semaine avant les vacances d'hiver, soit la semaine du 22. J'ai loupé la chandeleur mais on n'est pas à 20 jours près hein! C'est le décalage horaire :) .
Le thème du challenge sera donc: crêpes party ! La classe des P3 sera divisée en 2 groupes, et le but du jeu sera de réaliser une vidéo reprenant pas à pas toutes les étapes de la fabrication des crêpes - de la rédaction de la liste de courses à la dégustation! Lundi ce sera galette, et mardi crêpes à la farine blanche. Les élèves se répartiront les rôles dans chaque équipe, et ils réaliseront la vidéo au courant de la semaine. Le visionnage des vidéos se fera le vendredi. J'ai repris cette idée d'une séquence utopique pensée pour l'ESPE. Utopique, disais-je? Pas ici! Les enfants sont tellement autonomes et l'organisation tellement ouverte que personne n'a été surpris de mon idée à l'école. J'ai hâte de voir le résultat. 

En attendant, la semaine prochaine nous recevrons la visite d'une intervenante de l'Institut Français dans le cadre de la fête de la Francophonie, qui a lieu à la fin du mois de mars. Le thème de cette année est "des mots et des maux". Un photographe professionnel (apparemment, le meilleur photographe des Balkans du moment), viendra à l'école travailler avec les enfants à la réalisation de photos qui seront ensuite imprimées sur un mur près de l'Institut Français. 

Sur ce, stop au blabla et place aux images. Des petits bouts de Sarajevo, comme ça, en vrac. Ca vous donnera peut-être envie de venir me voir pendant ma semaine de vacances du 26 février au 6 mars, qui sait?! 

Ca, c'est une empreinte de bombes. La ville en est maculée, et
pour ne pas tout effacer et on recommence, les
Sarajevskos ont décidé de garder les traces sur le sol,
et de les souligner en remplissant les cavités de peinture rouge.
Poignant.

Coucher de soleil sur la Miljacka.

La neige jeudi dernier!

Une petite vidéo de l'appel à la prière... quelle impression de sérénité.

Petit jeu pour terminer: voici le lien pour le site internet de l'école. Je suis en photo sur la page d'accueil! Saurez-vous retrouver ma face de lémurien ?!

mercredi 3 février 2016

Premier week-end Sarajesko

Vendredi soir ! Yeay ! C’est le moment pour moi de reprendre mon souffle dans ce tsunami de nouveautés.

Le vendredi à l’école, c’est art day ! Moi j’en profite pour prendre les francophones. Au programme: lecture pour Lili et « quart de singe » pour les autres. Ca leur a bien plu, et sans s’en rendre compte, ils ont fait de l’orthographe… Mouhaha diabolique je suis !
Après m’être occupée d’eux, j’ai aidé Auguste et Livina à réparer un fauteuil (en fait, art day c’est activités manuelles day : réparation de fauteuils, fabrication de masques pour la pièce de théâtre, peu importe le projet auquel on veut donner un coup de main, l’idée c’est de participer).

Ma photo de présentation sur le site de l'école !

L’après-midi, nous avons eu la visite d’un artiste. Claire, la professeure d’arts visuels, a une galerie d’art en centre ville avec son mari – le Duplex 100m². Du coup, elle emmène régulièrement les enfants voir les expositions et rencontrer les artistes. Cette semaine, c’était  Bojan Stojčić. Il est donc venu nous rendre visite à l’école. Il a présenté son œuvre et a répondu aux questions des enfants (bien rigolotes pour certaines). 



Le soir, j’avais rendez-vous à l’Institut Français pour un atelier de conversation. On était une petite dizaine, des gens très sympas voulant pratiquer le français, et deux autres francophones (un suisse et un français, le directeur des cours de langues à l’Institut). C’était chouette, on va répéter l’expérience tous les vendredis soirs. Ensuite, place à la découverte de la night-life de la ville ! Nous sommes allés dans une vieille brasserie de l’autre côté de la rivière pour diner (j’ai pris le seul plat végétarien de la carte : des petits pains frits avec du fromage et du caiman une sorte de crème servie comme des boules de glace). Et nous nous sommes ensuite fourvoyés dans la vieille ville pour visiter deux-trois bars ! Cool.

Samedi, ma coloc’ Sanela et moi sommes allées à la montagne, prendre un peu l’air (frais, bien frais !). En une demi-heure de bus depuis le centre-ville, nous voilà sur les pistes de ski ! 




Malheureusement, la neige n’est pas au rendez-vous cette année. Mais nous ça nous a permis de crapahuter sur les pistes et de jouer dans la neige. Avec tout en haut, un joli panorama à la clé !

Les ruines d'un hôtel construit pour les JO 84






Cette journée nous a permis de bien discuter, notamment de la guerre. Ce thème revient souvent ici. Très souvent. Les murs de Sarajevo en portent les stigmates (cf photo de la fenêtre de ma cuisine ci-dessous) mais c’est surtout le peuple qui frissonne encore des échos des obus. 



La conversation a commencé quand je me suis rendue compte qu’à cet endroit nous n’étions plus en Fédération de BH mais en Republika Serbrska. De drôles de symboles étaient tagués à droite à gauche, sur les murs des édifices en ruine des JO 84. Sanela m’a bien tout expliqué, c’était vraiment très intéressant. 

Volim te Sarajevo - Je t'aime Sarajevo

Dimanche, c’est le marché ! Je vous balance les photos de ma première expérience en bosnien, sans vous cacher que j’avais une anti-sèche dans ma poche !






 Il m’est arrivé plusieurs péripéties (aka je fais tomber une liasse de billets sans m’en rendre compte, liasse qu’une charmante petite fille m’a rapporté ; ou encore je laisse mes pommes-de-terre sur le premier banc obligeant le marchand à me courir après dans toutes les halles !). Mais résultat : le frigo est rempli pour la semaine ! 


En fin d’après-midi, je rejoins Alex, le suisse de l’Institut, pour visiter une exposition sur le massacre de Srebenica. Et bien… il faut s’accrocher hein ! 
Srebenica (srébrénitza) est un petit village à l’Est de la Bosnie. Durant la guerre (1992-1995), il a été le lieu de refuge pour le peuple Musulman de Bosnie persécuté par les Serbes de Bosnie dans tout le pays. Cette zone était en effet une zone de paix « protégée » <sourcils en l’air, yeux au ciel, index et majeurs mimant les guillemets> par 400 casques bleus des Nations Unies. Afin de faire régner la paix et montrer le bon exemple certainement, ces militaires n’avaient pour ordre de ne PAS ouvrir le feu, en aucun cas. Mais alors AUCUN cas. Genre, le 11 juillet 1995, quand les Serbes décident de décimer toute la population masculine du village. On a dit en AUCUN cas. Ouais, non, un ordre est un ordre hein ! Pas bougés…
Résultat ? 8000 personnes massacrées, aucun être masculin épargné, bébés et vieillards inclus. Des familles décimées, des femmes cherchant toujours les  restes de leurs proches 10 ans plus tard… 
Un musée coup de  point, très  intéressant, un poil orienté (mais comment ne pas l’être ?), ou l’art et l’histoire ne font qu’un (photographies, films…). 

Pour finir la journée il fallait bien un petit salep dans la vieille ville ottomane pour se remettre de ses émotions !

Quand je vous disais que l’histoire est encore très présente ici, elle l’est même chez les enfants n’ayant pas connu le conflit. On dit que les syndromes post-traumatiques se transmettent de génération en génération… la preuve : cette semaine, nous écrivons des cartes postales à la classe de l’école maternelle dans laquelle je travaillais à Toulouse pour commencer une correspondance. Alors que je demandais à un groupe d’écrire une phrase sur ce qu’ils aiment ou ce qu’ils n’aiment pas à Sarajevo, une petite fille écrit : « j’aime les pita, mais je n’aime pas les mines ». Innocemment, je lui réponds : « Ah, je ne savais pas qu’il y a avait beaucoup de mines autour de Sarajevo. Ce sont des mines de quoi ? ». Elle me regarde d’un air dédaigneux comme seule une adolescente de 13 ans en a le secret : « no, ‘mines’, like bombs ! ».
Je ne sais pas si les petits Toulousains comprendront la référence…! Comme moi, ils s’attendraient peut-être à une réponse du type les chiens errants, ou la pollution…

Ci-dessus des photos en vrac de la ville, de l’école, de ma vie ici !

Coucher de soleil depuis la cour de l'école

Une des nombreuses mosquées dans le quartier de l'école

Centre-ville: le tramway

Sur le chemin de l'école

La Sebil ou place aux pigeons, en plein coeur du quartier ottoman

Petite épicerie dans le quartier de l'école

Ferme - voisine de l'école


vendredi 29 janvier 2016

Une petite leçon de géographie

Ma coloc' Sanela me parlait hier soir de son ancien travail dans la province de Brcko (vous vous souvenez, j'en avais vaguement parlé). En voyant ma tête un peu perdue dans les noms, elle m'a montré cette vidéo: c'est rigolo, et c'est clair (même si le mec parle à 1000 à l'heure!).
Enjoy !

Un paquet de cigarettes bosnien. 3 langues (bah oui maintenant vous comprenez pourquoi!).
En bosniaque, en croate, et en serbe. "Quoi? Il n'y a pas de différence entre les deux premières lignes?"
Ahlala... les revendications identitaires sont plus fortes que le cour de l'encre!

mercredi 27 janvier 2016

L'école en pantoufles!

Le mercredi après-midi, je n’ai pas de créneaux avec les enfants, ce qui me laisse le temps d’écrire un petit peu.

Ces derniers jours ont été de la pure folie. Après 30 heures de voyage, j’ai été accueillie très chaleureusement à l’aéroport par trois employées de l’école : Selma, Claire et Rebecca. 


Effectivement, il y a du brouillard. Sympa, la 1ère impression, non?!
Zou, on dépose mes bagages (même pas égarés, malgré tous ces retournements de situation !) dans mon appartement – en plein quartier austro-hongroiiiiis je vous prie, et direction l’école. Tous sourires, ces collègues ! Ca s’annonce bien !

Ici, tout le monde en pantoufles: élèves & professeurs
L’après-midi, j’ai suivi Maja, la professeure de français en poste, dans les classes, à la découverte des enfants. Que de surprises ! Ici les enfants sont libres. Libres de s’organiser comme ils le souhaitent, de s’assoir par terre s’ils le souhaitent, de parler, ou de se taire. Le principe de base de l’éducation Montessori est de laisser l’enfant être autonome dans ses apprentissages. Ils ont pour seul cadre le programme des « tâches » (pour la semaine pour les plus grands, pour la journée pour les plus petits). « Aujourd’hui, je vais faire une vidéo sur la recette des lokums bosniens pour le projet d’informatique. Demain, j’avancerai sur les facteurs communs. »

Les combinaisons de ski attendent les élèves
pour la sortie de l'école
Une classe vide pendant le temps de méditation
Ce que je vois, de mon œil extérieur ? Des enfants dynamiques, ouverts. Un joli capharnaüm plein de rires sur fond de bruits de marteau (les enfants font du bricolage). Un miaulement par-ci par-là (c’est Oscar, le chat de P2 qui veut des croquettes).

Oscar dans sa boîte. Ah, les câlins ça fatigue!
Après cette plongée dans le grand bain – avec pas mal de bouées quand même : scotchée aux basques de Maja, je ne risque pas de me noyer !

Le soir, Maelys, la directrice m’embarque à bord de son minibus rempli de ses 5 enfants, pour aller diner avant une réception… dans la maison de l’ambassadrice s’il vous plait ! 
Euh… Je n’ai pas changé de fringues depuis deux jours… De quoi alimenter le cliché des français qui poquent !

Un chouette dîner avec une famille des plus intéressantes ! Puis vite-vite, direction le quartier ottoman pour les vœux de l’ambassadrice à la communauté française. Communauté française assez réduite d’ailleurs… Si réduite que je connaissais déjà quelques uns de ses représentants ! En effet, en arrivant dans la salle, je glisse à Maelys 
« - Oh tiens, je connais cette dame, elle était dans l’avion avec moi ! 
  - C’est l’ambassadrice ! »
Ahah, elle avait l’air fort énervé la veille au soir quand nous avons ré-atterris à Vienne !

Entre Rebecca et Maëlys, chez l'ambassadeur (quoi de plus naturel?!)
Et tout à coup, alors que je m’endormais pendant que l’on discutait avec d’autres français, on me tape sur l’épaule : « Vous ici ! ». Mon voisin dans l’avion ! Maelys me regarde, l’air surpris : à peine arrivée, je connais la moitié de la salle ! Ca a du bon, les problèmes de transports !

Après une coupette, nous sommes rentrées à pieds jusqu’à mon appartement. Le centre ville est très petit, tout se fait très bien à pieds, et je loge à 5 minutes de la cathédrale qui marque le centre du centre. Parfait, quoi.
Je rentre donc, et je trouve mes deux colocataires : Selma (de l’école) et Sanela alias Nani, professeure d’allemand dans des écoles publiques. Elle a l’air vraiment super, on a déjà prévu une randonnée dans les montagnes environnantes pour samedi ! On fait connaissance autour d’un thé, et la fatigue me pousse à m’enterrer sous la couette. 

Le lendemain, c’est mon premier -vrai- jour à l’école. 

7h20 : départ de la maison. L’école est située en haut, sur un versant de la montagne, et n’est pas accessible en transports en commun. Nous faisons donc du covoiturage, avec Claire qui habite à côté de chez moi. Selma m’emmène dans une boulangerie sur le chemin, je prends un pita au fromage : miam ! Je réalise que l’Espace de Claire est le ramassage scolaire local ! En passant, on récupère les 5 enfants de Maelys (en plus des 2 petits de Claire, Selma et moi : heureusement qu’il y a un grand coffre !) et on monte à l’école. 

Vue depuis les fenêtres de l'école
Les enfants sont à l’école de 8h à 16h, du lundi au vendredi. Les professeurs y sont de 7h45 à 16h45. Il y a une  heure et demi de pause à midi, durant laquelle les enfants sortent dans le jardin. Ensuite, on mange tous ensemble (une cuisine délicieuse préparée par les cuisinières de l’école. Tout est fait maison avec des produits de qualité, il y a même une option pour les végétariens ! YIHA !). A 12h30, le temps de l’école reprend, et ce jusqu’à la fin d’après-midi. Deux fois par semaine, une professeure de gymnastique vient pour les professeurs intéressés à 16h. J’ai déjà des courbatures ! Ah oui, j’oubliais un autre point important : la méditation. Deux fois par jour, le matin et après le déjeuner, les enfants sont invités à se poser en silence, dans une salle à part, pour méditer. Ils sont initiés depuis longtemps déjà. Cela leur permet de se mettre dans les activités scolaires, de se ressourcer et de se reposer. Les professeurs aussi sont les bienvenus, mais il faut avant avoir suivi l’initiation (par Djeyna, du service administratif). Ce sera chose faite pour moi, dès lundi prochain !

Expérience chez les P2


Comme vous pouvez le voir, les horaires sont assez denses. Mais le confort de l’école et l’ambiance légère qui y règne font passer les journées en un clin d’œil. Ici, les professeurs préparent leurs activités dans les classes. Les horaires ne sont pas une barrière, finie la tyrannie de l’horloge ! Les enfants ont le temps de faire ce qu’ils veulent. Maja m’a dit « tu rentres dans la classe, et tu attends que les élèves viennent vers toi pour faire le français. Surtout il ne faut pas les interrompre quand ils sont occupés avec autre chose. On ne veut pas les déranger. »
Crazy, ha ?

Moi, pendant mon premier cours avec 3 petits P2 !
On prend des photos avec l'Ipad, que l'on dépose sur une plate-forme
 accessible pour les parents... mais je vous expliquerai ça plus tard!
Bon, je vous laisse là pour le moment, il me faut préparer mes cours de demain et de vendredi : avec les petits de P1 d’abord, puis avec les francophones de l’école !

mardi 26 janvier 2016

Sarajevo, 22h39.

Déjà ? Ouf, les journées fusent à une vitesse! Et moi, je m'endors dans le taxi entre deux rendez-vous. Alors pas de long article pour ce soir, juste un petit trailer de ce à quoi vous allez avoir droit dans pas longtemps, à savoir comment j'ai terminé mon périple par un cocktail chez l'ambassadeur ou encore comment je vais travailler en pantoufles.

Hvala, bonsoir!

dimanche 24 janvier 2016

Vienne - Minuit neuf.


Mais... Pourquoi? - sommes-nous en droit de nous demander. Que s'est-il passé lors de ce 24ème jour du mois de janvier de l'an de grâce 2016? Que s'est-il passé disais-je, pour que je termine en plein centre de Vienne, la Bible à la main à minuit passé?

J'aurais du, à cette heure-ci, être en train de roupiller, bien plus à l'Est, bien plus au Sud. Mais voilà, les éléments se sont acharnés, et me voici à deux doigts d'ouvrir ledit livre pour remettre ma destinée sur son droit chemin ! J'ai dévié là. 

Reprenons les choses depuis le début. Il y a presque 24 ans, par un matin d'avril, naissait la petite Adèle, dernière d'une fratrie de trois autres spécimens des plus surprenants. Ah bon? Vous ne voulez pas depuis le début? Bon très bien. Tout à donc commencé ce matin - ou plutôt hier - à 5h. 
Bip-bip, réveil-douche-petit-dej'-2h voiture dans le brouillard-arrivée à l'aéroport de Lyon, escortée par Môman et Grande Soeur. 

Embûche n°1
"- Vous n'avez pas de visa mademoiselle?
- Ah bah... non. L'école va me le faire quand j'arriverai.
- C'est embêtant ça, blablabla...".
Au final, problème procrastiné à l'arrivée à la douane de Sarajevo (si je ne poste rien sur ce blog dans les 72 heures qui arrivent, c'est qu'ils m'ont mis derrière les barreaux et que je ne peux pas passer à travers avec mon énorme sac de baroudeur!).

On s'en sort plutôt bien. Mouak-mouak, larmichette, aurevoir, prends bien soin de toi, oui toi aussi.

Lyon - 10h.
Tout ceci nous conduit tout droit à l'embûche n°2.

10h00: Embarquement.
12h45: Débarquement.
13h00: Ah non finalement, re-embarquement. Les deux écrous manquants sur l'aile droite de l'avion ont été retrouvé. 
Oupsi. On part à l'heure à laquelle ma correspondance de Zurich pour Sarajevo devait partir.

Alors, arrivée à Zurich à 15h. 30 minutes de queue pour trouver une correspondance. Esquive d'une solution à base de 3 escales (Zurich/Vienne/Zaghreb/Sarajevo). Trouvaille d'un départ à 17h30 de Zurich pour Vienne, puis Vienne-Sarajevo dans la soirée. OK.

Zurich - 18h.
Embûche n°3 - vous la sentiez venir celle-là hein.

Et bien figurez-vous qu'elle n'arrive pas tout de suite. Non, j'ai bien eu deux bonnes heures de répit aujourd'hui. Arrivée donc à Vienne à 18h30. Changement de portes d'embarquement, canapé. Cool. 

Vienne - 20h45
Embarquement un poil en retard, mais ça va. Décollage. Jus de tomate. Et puis... 

"We are very sorry to anounce you that we have to go back to Vienna because of the bad weather in Sarajevo. It's so foggy down there that we cannot arrive". 

PAF ! Looping et c'est reparti pour l'Autriche !

22h: (re)arrivée à l'aéroport de Vienne. 
23h: départ en bus pour l'hôtel du Nouveau Testament.
23h15: 1/4 d'heure de folie.

Minuit: brossage de dent avec le matériel de la trousse de toilette de secours by Austria Airlines.
Minuit 33: Dodo. 

Allez, demain matin, on oublie tout et on recommence !

Cela dit, j'ai eu l'occasion de rencontrer plein de gens très sympas, qui m'ont dit que du bien de Sarajevo. Comme je disais à Kristin, une petite dame allemande du dernier vol-raté: ça a l'air chouette cette ville, j'espère y arriver un jour !!!

lundi 18 janvier 2016

Séance pour petits français - Anglais - Cycle 3

Dans le cadre de l'UE 93, on nous a demandé de faire une séance détaillée pour des élèves d'une école française, en premier degré. Je vous présente ci-dessous deux séances en anglais. On peut facilement imaginer une telle séance en FLE pour des apprenants débutants. Que ça reste dans un coin de ma petite caboche!

Niveau: CE2/CM1.

Le cadre de la séquence

• Programmes de l’Education Nationale (le BO de 2008 – BO de 2007):


Suivant les objectifs du CECRL, les élèves doivent atteindre un niveau A1 en sortant de l’école primaire.

Au cycle 2, l’entrée dans la langue et dans la culture doit être majoritairement orale, à travers des tâches simples, en compréhension, reproduction et progressivement en production.(…) Avant d’envisager un passage à l’écrit, l’élève doit s’être approprié les formes orales, à la fois en situation de compréhension et de production. C’est peu à peu, au cycle 3, que l’élève est progressivement exposé à la langue écrite. (…) Au cycle 2, l’évaluation formative (…) porte exclusivement sur les capacités orales.

3 compétences sont ciblées sur l’année:
- Réagir et dialoguer
- Comprendre à l’oral
- Parler en continu

• Compétence générale (Socle Commun)
   > Compétence 2 :
La pratique d’une langue vivante étrangère 
L’élève est capable de :
- comprendre et utiliser des énoncés simples de la vie quotidienne.

Séquence: WHO ARE YOU?

Objectif communicatif global : se présenter.
    > Objectifs visés par la séquence  et la séance (Progressions de 2012)

Ø Dans la rubrique « Réagir et dialoguer » :
- Se présenter : répondre aux questions posées en donnant son nom, son âge, poser les questions correspondantes.
- Présenter quelqu'un : interroger sur l’identité d’une personne et utiliser une formule adaptée pour répondre.

Ø Dans la rubrique « Comprendre à l’oral » :
- Comprendre des mots familiers et des expressions très courantes relatifs à soi-même et à son environnement concret : formules de félicitation, nom, âge et lieu d’habitation d’une personne.

Ø Dans la rubrique « Parler en continu » :
- Utiliser trois courtes expressions ou phrases proches des modèles rencontrés lors
des apprentissages pour se décrire : dire son nom, son âge et où l’on habite.

Séance WHERE DO YOU LIVE?

•  Séance en deux parties – Séance A + Séance B - intervenant en fin de séquence .
   > Séparation en deux séances pour respecter le temps d’attention d’un enfant de cycle 3 (d’une durée          d’environ 30 minutes).
• Pré-requis:
- structures langagières propres à la présentation basique vue  au cycle 2 (nom, âge) et revues en début de séquence.
       > My name is Yassine, I am a boy and I am 7 years old. My favorite color is   green.
- les élèves savent se servir d’internet et sont habitués aux recherches en quasi autonomie.
- les élèves sont habitués à travailler en binôme, et à être créatifs.

Séance A 

Objectifs disciplinaires à atteindre:
- savoir poser la question sur le lieu d’habitation : Where do you live ?
- savoir répondre sur son lieu d’habitation : I live in Toulouse.
- aborder la ville de Londres

Ressources utilisées:
       Matériels: ordinateur + hauts-parleurs
       Documents imprimés:



       Ressource internet:

Et voilà la fiche de prep'.


Petit point sur le rituel... 
Voici la chanson utilisée pour le rituel à chaque séance de cette séquence (en plus, ils sont trop choux ces petits loups!). 
Le rituel est ici utilisé pour prendre en main le groupe, signifier aux enfants le changement d'activité. De plus, c'est un outil très efficace pour la mémorisation de structures vues précédemment. Tout ça en chantant, histoire de motiver les troupes!
J'ai choisi cette chanson car elle est simple, répétitive et sur le thème de la présentation. L'idée est ici de la faire évoluer au fur et à mesure des apprentissages (en ajoutant les questions apprises précédemment comme How are you, Kris? I'm fine, I'm fine, I'm fine!).



Séance B
Objectifs disciplinaires à atteindre:
 -Réinvestir les structures langagières de la présentation apprises tout au long de la séquence
 - aborder le monde de l’anglophonie, se repérer dans l’espace (découverte du monde).
 - Faire des recherches sur internet (TICE)

Ressources utilisées:
 -Matériels: salle informatique avec 14 ordinateurs sur ce site 
 - Documents  projetés/imprimés:

 - Jeu Qui est-ce? avec 28 personnages.





On peut imaginer une phase d'évaluation de la séquence dans une séance suivante, en réutilisant le jeu de rôle et en créant une saynette en trinômes.